Marche, Rêve et Ecris !

Marche Remède Paix intérieure
Aimes-tu marcher ?

Que t'évoque la marche ? 

Quelle relation entretiens-tu avec le fait de  marcher ?

Y as-tu déjà réfléchi ? T'es-tu déjà demandé ce que t'apporte le fait de marcher ? As-tu déjà pratiqué la marche en mettant de la conscience dans tes mouvements, dans ce que ça provoque chez toi ? Marches-tu toujours avec un objectif à atteindre, ou te laisses-tu parfois guider par tes pas ?


La marche est tellement de choses à la fois. Une compétence humaine basique. Lorsqu'elle n'est pas possible, ou contrainte à des éléments incontrôlables, on s'en trouve bien embêté, ou limité. Une étape essentielle du développement physique, mais aussi psychique et social d'un être humain. Un moyen pour se déplacer - lent mais redoutable, écologique et gratuit, bénéfique sur tellement de plans. 

Une opportunité ; Une liberté ; Une échappatoire ; Un exutoire ; Un sport ou une pratique ; Une conviction, voire même une idée ; Un espoir ; Un trait de caractère ; Une nécessité ?...


Marcher serait-il essentiel à notre humanité ?


Il y un an et demi environ, je me suis posé la question. Grâce à un appel à textes, lancé par une cabane d'édition extraordinaire (Jacques Flament Editions). Appel auquel j'ai finalement choisi de répondre : "Vous aimez marcher, racontez-nous dans un texte ce que vous apporte la marche dans votre vie quotidienne, dans vos envies soudaines de mettre un pied devant l'autre, dans cette façon qu'elle peut avoir de vous vider l'esprit et de vous faire rêver."

J'avoue que je n'y avais jamais vraiment pensé auparavant. Mais le faire m'a radicalement changée. J'ai mis de la conscience sur la paix que m'apporte la marche, de manière si diverse à chaque fois. J'ai découvert la multitude de plans sur lesquels elle agit chez moi, en fonction de mes besoins. Toujours vers un soulagement, un apaisement, une échappée, une résolution, une ouverture. 

Aujourd'hui, une flopée de mois après avoir fait la lumière sur cette question, je démarre mon activité d'artisane de paix intérieure. À une place bien particulière, au cœur de ma paix à moi, il y a la marche. Car, qu'elle soit pratiquée en conscience ou pas, la marche a un impact sur notre état intérieur. 

Ce que je te propose, c'est d'aller y regarder de plus près. Et de noter. Ce qui t'inspire. Essaie d'y mettre un peu de conscience. Et dis-moi ce que tu trouves.

 

En attendant, je te partage le court texte que j'avais écrit à l'époque, et qui est paru dans le recueil "Marche, Rêve et Ecris" aux éditions Jacques Flament :

Marcher. 

J’ai toujours aimé marcher.  

Petite, en montagne, tous les étés, par tous les temps.  

Au-dessus d’un tapis de nuages, là où le soleil cogne alors que la vallée se morfond dans la grisaille. Je me souviens très bien la sensation irréelle de plonger dans ce coton humide, ne pas tellement bien savoir où poser les pieds, le traverser presque à tâtons, et émerger en-dessous, presque dans l’obscurité. 

Avec mon père, jusqu’en haut du Pain de Sucre, très tôt le matin, une fierté.  

Sous l’orage, quand la foudre frappe de part et d’autre de la montagne et qu’elle s’en effrite.  

Aussi pour rejoindre un refuge, perché là-haut.  

Entre les éboulis, les vaches, les névés, les marmottes...  Et rencontrer des edelweiss et des chamois.  

Marcher pour se balader, se ressourcer, et pour se dépasser.  

 

Aujourd’hui, je marche pour tout un tas d’autres raisons. 

En forêt, pour me laisser envahir par l’énergie primitive, pour communier, pour respirer et me recharger. 

En ville, pour gagner du temps, pour dynamiser mon corps trop sédentaire, pour moins polluer. 

En vacances, pour le plaisir de voir, de découvrir, de visiter. 

Au quotidien, pour emmener et récupérer ma fille à l’école, toujours un peu plus vite le matin. 

 

Marcher par conviction, par militantisme, mais aussi par nécessité physiologique et psychique.  

 

Marcher pour penser et marcher pour ne pas penser. Mettre de l’ordre dans mes idées, ou changer de sujet. Juste, me libérer, méditer, faire le vide. Marcher sans but, sans y penser, rêver. 

Dans la petite ville où je vis, j’habite dans la rue principale. Beaucoup de gens me voient marcher. Je fais partie de leur quotidien, ou au moins de leur paysage. Il m’arrive régulièrement de rencontrer de ces personnes pour la première fois, et qu’elles estiment me connaître, comme si cela créait une sorte de proximité.  

Mes ami·e·s me disent souvent qu’ils me voient marcher, de leur voiture, et qu’ils me saluent, à chaque fois. Mais je ne les vois jamais... Ils me reprochent presque d’être dans ma bulle. 

 

Oui, marcher pour être dans ma bulle, maintenir le désespoir à distance, et avancer.  

 

A deux, main dans la main, ou côte à côte. En silence, pour s’écouter autrement. Voir les pas s’accorder entre eux, les corps se frôler, s’ajuster l’un à l’autre sans jamais s’entraver. En paroles, sans vraiment se regarder. Entendre les mots se dire avec moins de gêne, sortir sans qu’on en ait pris garde, dans le flot de la marche.  

 

Marcher pour dire. 

Marcher pour aimer.  

 

J’ai toujours aimé marcher et je pense que j’aimerai toujours marcher. Avec ou sans raison. Seule ou accompagnée. Sous la pluie ou le beau temps. Vite ou lentement.  

Simplement parce que marcher, c’est être en mouvement. Et être en mouvement, c’est être en vie. 


Marie eiraM


 Merci d'être là ⭐

 

Commentaires

  1. Ohhh génial, ton blog, Marie ! Quelle bonne idée ! Et le sujet de la marche, pour démarrer, est extra ! Bonne route ! 🌸💖

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  2. Joli texte.. c est vrai qu on est habitué à te voir enfin vous voir marcher Le matin. C est notre repère.. personnellement, j aime marcher derrière chez moi, dans les champs où autour du lac. J ai l'impression de découvrir à chaque fois des paysages nouveaux... et en vacances pour découvrir des villes et villages...

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