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Les signes sont là :
*fatigue physique (sans effort particulier) *fatigue mentale (les listes s'allongent et rien n'est jamais vraiment coché) *difficultés de concentration *oublis (pourtant je n'oublie jamais rien !) *réveil avec la sensation d'être encore plus fatigué·e qu'au coucher *irritabilité *anxiété et pensées intrusives *alimentation perturbée *agitation mentale *douleurs dos, jambes, bassin *troubles du sommeil
"C'est un concours de circonstances... Le week-end me fera du bien... J'ai juste eu une semaine difficile au boulot... C'est bientôt les vacances... Les enfants traversent une de leurs périodes speed... Puis de toute façon, tout le monde est fatigué en ce moment..."
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On a tendance à éluder ces questions, ces preuves, pourtant tangibles...
Qu'est-ce qui nous fait remettre à plus tard le fait de prendre soin de nous - vraiment, fondamentalement -, d'écouter la petite voix à l'intérieur de nous, qui dit que quelque chose ne va pas ?
Peut-être la faute à cet environnement dans lequel nous avons grandi : attaché à la conformité, à la normalité, à l'ordre établi, centré sur l'Autre - obéir, faire plaisir, rentrer dans les cases, ne pas faire de vagues, faire comme tout le monde, s'adapter, prendre soin des autres... (d'autant plus marqué chez les femmes, d'ailleurs)
Pas de place pour l'originalité, pour l'authenticité, ou pour l'intériorité.
Assez peu de place pour soi, finalement. Du coup, pourquoi s'en soucier ?
Nous nous sommes construit·e·s dans une nécessité de ressemblance à l'Autre, passant outre nos émotions et possibles sensations de décalage (total ou partiel), craignant la différence mais surtout l'exclusion ou le rejet, dans une sorte de superficialité partagée et un mélange d'injonctions (souvent paradoxales).
Rares sont celleux à qui on a enseigné à s'aimer avant d'aimer l'Autre, à se respecter, à s'écouter -vraiment-, à prendre soin de soi et de son corps.
A être présent·e ici et maintenant, avant tout pour soi.
Il y a vraisemblablement là-dedans quelque chose de culturel, de sociétal, d'inconscient (collectif)*.
Peut-être quelque chose de nécessaire aussi, afin de pouvoir fonctionner en groupe**.
* et il n'est évidemment pas question de chercher qui/quoi blâmer. Plutôt
comment faire pour s'en libérer. Se libérer. Et être soi, en paix.
** en
psychanalyse, l'essence de tout être humain est la recherche
d'équilibre entre pulsions individuelles (désirs et besoins égotiques)
et pulsions collectives (désirs et besoins sociaux et relationnels).
Il arrive, cependant, un moment dans la vie où le besoin d'alignement (voire même la nécessité ou l'urgence) se fait fortement sentir. Et c'est souvent là, le "drame". Mal habitué·e·s que nous sommes à nous écouter, et à interpréter les signaux que notre corps et la vie nous envoient, le seul moyen qui leur reste est de dire ❌STOP❌
Et à cet instant, tout peut craquer : la condition physique, le moral, les interactions sociales, l'intimité, la gestion des émotions, l'énergie, l'estime, la confiance et l'image de soi... même nos compétences et aptitudes habituelles peuvent nous faire défaut ! C'est la goutte d'eau, le trop plein, le burn-out (professionnel, mais aussi familial ou parental, personnel...), le craquage général, l'effondrement.
Comment faire, alors, pour éviter d'en arriver là ?
Faire preuve de douceur 💗 (please)
Vivre une situation d'épuisement est une épreuve. Physique, physiologique, nerveuse, psychique, morale, mentale, spirituelle... Notre être tout entier a besoin de repos, de calme, d'attention et de soutien. Être indulgent·e avec soi est essentiel.
Écouter et prendre en compte. Les maux et les mots.
Les inconforts ou les douleurs, qui apparaissent sans raison forcément apparente. Dans les hanches ou le bassin, siège de l'ancrage et de la présence. Dans le dos, qui porte et porte et porte. Dans les épaules, qui portent aussi, qui créent et mettent en mouvement. Dans les pieds, et les jambes, qui nous permettent d'avancer. Dans les yeux, qui voient tout ? Les migraines, aussi, qui essaient de décharger le trop plein et font tout pour qu'on s'arrête.
Les soucis de santé qui se présentent, sans antécédents ou explications.
Les émotions, qui nous submergent parfois, se dérégulent ou explosent. Alors qu'on est des as du self-control, pourtant...
Et les pensées. Les pensées pas forcément encourageantes, qui nous passent par la tête de plus en plus fréquemment. A force de les traiter par le mépris, elles s'installent et s'immiscent comme des croyances, pour fausser notre manière de nous penser nous-mêmes. Les pensées angoissantes, qui finissent par nous assaillir et nous paralyser. Aussi les pensées lucides, qui nous traversent, par moment, pour nous alerter - mais que nous reléguons souvent à plus tard, ou sans importance.
Surtout, passer par la case médecin.
Cathy Assenheim en parle très bien dans son livre Je suis épuisé·e ! Anxiété, surmenage, burn-out : le guide pour reprendre le contrôle. Un bilan médical complet est absolument indispensable afin de mesurer le degré d'épuisement et, si nécessaire, mettre l'activité professionnelle en pause. Car oui, l'épuisement physique, psychique et émotionnel a des effets importants sur notre équilibre physiologique, qui doit être soutenu et rétabli. J'encourage vraiment la lecture de ce livre, qui a été éclairant pour moi, même plusieurs années après mon effondrement. J'y ai découvert la sévérité de mon burn-out, qui n'avait malheureusement pas été diagnostiquée à l'époque. Et compris à quel point ces événements de vie pourraient être mieux pris en charge.
S'entourer apporte beaucoup : du lien, de la présence, de l'énergie, de la joie, du soutien, du réconfort, de l'apaisement. Groupes de paroles, Cercles de femmes et Cercles d'hommes, retrouvailles amicales ou familiales... Tout est bon à condition que ce soit choisi et dans un environnement positif.
Prendre du temps pour soi, et juste soi, est également source de mieux-être et de ressourcement. Une journée, ou demi-journée rien qu'à soi et pour soi par semaine devrait être obligatoire !
Se faire aider, aussi, est essentiel. Un suivi psychologique, n'est pas un luxe, dans un contexte comme celui-ci. Tout comme un accompagnement thérapeutique - et là, la diversité des accompagnements qui existent est immense : libre à chacun·e d'expérimenter pour trouver chaussure à son pied.
Alléger son quotidien, c'est se faire aider également. Un·e conjoint·e, un·e baby-sitter, des ami·e·s, des grands-parents, pour prendre le relai, c'est très chouette, mais c'est surtout crucial ! Lever le pied, sur ce qui n'est pas essentiel à la survie, relâche aussi la charge mentale.
Et comme mentionné plus haut, si un arrêt de travail est prescrit, c'est pour une bonne raison.
Reconstituer son énergie. Dormir. Dormir, dormir, dormir. Autant que possible, quand c'est possible. Lutter absolument contre cette pensée qui nous dit que c'est une perte de temps, que c'est inutile et fainéant. Un être épuisé a fondamentalement besoin de dormir. Sans remords ni culpabilité.
C'est vital.
Ce ne sera probablement pas suffisant, cependant.
[Je rappelle ici la nécessité de consulter un médecin]
Comme l'indique Cathy Assenheim dans son livre, une supplémentation (en vitamines, minéraux et autres éléments) pour rééquilibrer notre physiologie peut s'avérer tout-à-fait pertinente.
Il existe aussi d'autres méthodes, naturelles, qui permettent de se recharger et de reconstituer son capital énergétique. Entre autres, les soins énergétiques. C'est en cherchant à aller mieux que je les ai rencontrés. Et qu'ils ne m'ont plus quittée depuis.
Je vous en parle plus précisément dans cet article, car ils ont changé ma vie et pourraient bien changer la vôtre aussi 💫
Ressource sur les syndromes d'épuisement et le burn out :
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